samedi 10 janvier 2009

You may say I'm a dreamer. I hope I'm not the only one.



Can we work it out? Tard dans la nuit et encore éveillée. Ou tôt le matin, et déjà éveillée, tout dépend. Il en a passé, du temps, depuis la dernière fois que je suis passé écrire ici, je sais. C'est que, bah, je ne sais pas. Pas grand chose à dire, pas vraiment envie de le dire de toutes les façons. Quoi? Ces fausses vacances d'à peine quinze minuscules jours? Mes vingts ans? La nouvelle année? Comme si j'avais pris des résolutions. No way. Et des bonnes, n'en parlons même pas. Encore moins. Comme si ça interessait quelqu'un. Not even me. So don't pretend to. N'empêche. Session souvenirs. Quatre heure moins le quart, plongée dans mes vieux posts. De l'époque où je n'étais pas encore une pomme bleue. Mais un arc-en-ciel. Carrément. Sans prétentions. Il y a trois ans de cela. Trois ans déjà. *Nostalgie* Ces jours-ci, c'est plutôt comme les journées sont longues, mais quand même. A croire que le temps passe peut être un peu plus vite que ce que je ne croyais. En tous cas, j'ai bien changé depuis cette époque. C'était sûr, mais bon, quand même, c'est fou. En bien ou en mal, no need to judge, mais changé, c'est sûr. Oh et puis, tant qu'à se souvenir, autant remonter plus loin. Un mot, et c'est parti, mon esprit vagabonde. Il est 4h, alors bon, c'est plus ou moins compréhensible. Toujours est-il que j'ai lu "soirée mousse", et que ça m'a fait penser à ces petits gâteaux que j'avais parfois pour goûter à la récré. Je crois bien que ça s'appelait des "ptits mouss". Quoique je n'en suis pas tout à fait sûre. Peut être bien que c'était "petits mousses" ou, je n'en sais rien, si ça se trouve ça s'appelait tout à fait autrement, et c'est moi qui ait tout inventé, parfois, ça m'arrive. L'école primaire, c'était y a longtemps, quand même. Tout ce dont je me souviens en tous cas c'est que ces petits gateaux (au chocolat, bien sûr, what else?) étaient dans des petites boîtes en plastiques qui me faisaient penser à des pots de yaourts. Avec la pellicule protectrice en papier à décoller sur le dessus. Je ne vois pas vraiment l'utilité de penser à ça maintenant. Pas sûr qu'il y en ait une, d'ailleurs, mais voilà. C'est tout. Sometimes when everything around is a mess, it feels just good to remember stuffs like that. Il a neigé pendant toute une journée. Tout était blanc, partout, les trottoirs, les branches nues des arbres, les capots des voitures, les rebords des toitures, tout partout. D'ailleurs, ça a duré plusieurs jours. Enfin, pas la neige, mais le blanc. Enfin. Par terre, quoi. Bref. Moi ces temps-ci, j'ai un peu tendance à hiberner. Une corollaire de la neige et du froid, peut être.  Surement, même. C'est tout à fait logique, comme réaction. Si c'est ce que font les ours, alors pourquoi pas moi? Sauf que les ours ne sont pas obligés de se lever le matin pour aller en cours. Life's unfair. 


vendredi 12 décembre 2008

I look around


C'est tout comme expliquer à sa voisine de classe que si celui de devant a quelque chose qui clignote par la fermeture entrouverte de son sac, c'est juste parce qu'il a un extraterrestre caché là-dedans. Tout comme se boucher les oreilles quand la voisine répond que ce qui clignote, en fait, c'est son ordinateur portable, dans son sac. Parce qu'il suffit de voir, celui qui est juste devant celui de devant, il a aussi un ordinateur, et il clignote aussi, tout pareil que le sac. Tout comme se boucher les oreilles, et remuer la tête de gauche à droite, de droite à gauche. Parce que non. C'est sûr, c'est l'extraterrestre qui clignote. Et pour celui de devant celui de devant, c'est tout pareil. Sauf que son extraterrestre, au lieu de le mettre dans son sac, il l'a caché dans son ordinateur. C'est parce que c'est un plus petit extraterrestre. C'est tout. C'est pourtant pas si compliqué. Mais parfois, il me semble que les gens ont un peu de mal à comprendre ce qui n'est pas compliqué. 

Just in case


C'est le temps des sapins. De ceux que des pères portent courageusement jusqu'à la maison, à moitié courant derrière leur progéniture toute excitée à l'idée d'accrocher les guirlandes. De ceux qu'on aperçoit tous emmaillotés, empêtrés dans leurs filets blancs à tous les coins de rue. De ceux qui embaument l'entrée des centres commerciaux d'une âcre odeur de connifère. De ceux qui clignotent dans les vitrines des magasins. De ceux qui brillent de mille parures dorées dans les hall d'immeubles. Le temps des sapins.

dimanche 30 novembre 2008

There's room enough for us to do the things we like to do. It's probably next to my hand, but I don't even care.

Dans mon immeuble, on entend tout. Les enfants qui pleurent, les chiens qui hurlent au beau milieu de la nuit. Les fêtes de familles, les "joyeux anniversaires" du dimanche aprés midi. Mais aussi les musiciens. Dans mon immeuble, il y a un/une pianiste qui fait des gammes, et puis qui joue des trucs de pianiste. Et puis aussi quelqu'un qui joue d'un autre instrument, je ne sais pas exactement. Quelqu'un qui joue la Belle au bois dormant juste au moment ou je descend de ma haute tour. Alors je dévale les marches quatres à quatres, en chantonnant "Mon amour, je t'ai vu au beau milieu d'un rêve" dans ma tête.
Moi quand il neige, j'ouvre la fenêtre. Peu m'importe si les flocons viennent s'écraser sur le carrelage de la cuisine. Peu m'importe si une fois écrasés sur le sol chaud, ces flocons deviennent trés vite de l'eau mouillée. Jouvre la fenêtre pour mieux voir. Pour mieux sentir les petits bouts de neige qui viennent se déposer sur mon pull, dans mes cheveux. J'aime bien la neige, je crois. 

Wake me up when it's over, wake me up when it's done.


Dans les transports en commun, il y a ceux qui lisent. Ceux qui écoutent de la musique. Ceux qui téléphonent. Ceux qui s'impatientent. Ceux qui restent debout dans leur coin. Ceux qui voudraient bien s'asseoir. Ceux qui s'endorment, aussi, parfois. Moi, j'observe les autres. Et il y a pleins de choses à observer, dans les transports en commun. Des petits enfants qui tiennent des conversations rafraîchissantes. "La maîtresse elle a dit, tu prends ton stylo bleu, et tu écris les devoirs." Parfois, juste comme ça, une phrase, et tous pleins de souvenirs pas si lointains remontent à la surface. Mais pas que. D'autres fois, on lève la tête, et nos yeux se posent sur des personnages tous droit sortis d'on ne sait trop où. Un Arlequin, foulard à carreau autour du cou et haut de forme défraîchi sur le sommet du crâne. Une jeune elfe au teint diaphane, lys blond fiché dans de long cheveux tout aussi blonds, qui fait son entrée à la station Blanche. Ca ne s'invente pas. Quoique.  

If I should become a stranger, you know that it would make me more that sad.

J'aime bien les rues pavées. Ca donne un peu l'impression de remonter dans le temps. Un peu. Et puis parfois, entre deux promeneurs du dimanche accompagnés de leurs chiens, on croise une calèche. Une vraie calèche, avec un vrai cheval. Au beau milieu du 16e arrondissement. Alors quand même, on à beau dire que j'ai beaucoup d'imagination, mais là, ça aide à avoir l'impression de remonter dans le temps. 

Hello, hello, do you remember?

C'est Noël. De plus en plus Noël. Maintenant le matin, sur le chemin du métro, je croise des petits sapins tous emmaillotés dans leurs filets, qui attendent sagement qu'on vienne les chercher. Pour les installer à la place d'honneur, au milieu du salon. C'est Noël. De plus en plus noël. Maintenant le soir, on peut voir un peu partout de petite lampions brillants et clignotants. Dans les rues, au dessus des voitures. Sur les devantures des magasins. Malheureusement, ce n'est plus vraiment Noël dans mon frigo. Cette nuit j'ai rêvé de fruits. Mangues et letchis. Remarque, cet aprés midi, au détour d'une vitrine, j'ai bien croisé  un petit panier de fruits avec la mention "Letchis de la Réunion". 16€95 le kilo, c'était marqué, juste en dessous.

it's so incredible that someone so unforegettable...


Le samedi matin en Novembre, le ciel est bleu. Le ciel est gris. Les feuilles sont jaunes. Les feuilles jonchent le sol. Les arbres sont nus. Les arbres doivent avoir froid. Moi, je ne suis pas nue. Mais j'ai froid quand même. En Novembre, le samedi matin, le sol est mouillé. Peut-être a-t-il plu dans la nuit. Dans les jardins, on aperçoit de grosses citrouilles oranges, délicatement semées dans l'herbe mouillée. Posées là, au milieu des feuilles mortes. Il faut croire que par chez moi, on décore les jardins. Quand certains se contenteront de nains en céramiques, d'autres préféreront les citrouilles. Pourquoi pas, aprés tout. 
 
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